Figures marquantes de Douala 5ème

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Les figures marquantes de Douala 5ème

Ernest BETOTE AKWA

Ernest BETOTE AKWA est l’un des fils du roi DIKA MPONDO AKWA. Certaines littératures indiquent qu’il n’avait vraiment pas été destiné, héréditairement à être roi…Force est cependant de reconnaitre qu’après son accession à la royauté, Ernest BETOTE AKWA sera l’un des rois les plus célèbres et charismatiques de toute la dynastie Akwa. Il a joué un rôle prééminent au sein du Ngondo qu’il a présidé jusqu’à sa mort. Au plan politique on retient que son influence a été remarquable pour l’indépendance du Cameroun, dans un contexte où Douala se présentait comme étant au cœur des batailles politique les plus âpres. La rue qui porte son nom à Douala le fait donc avec honneur à toute la dynastie AKWA. Toutefois, mais on se rend compte que le nom de ce grand homme n’est pas connu chez les jeunes et certains vieux. Ni son parcours, ses combats, ses réalisations.

Joseph DIPITA POKOSSY DOUMBE

Pharmacien de formation et de profession, ancien Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (CUD) et ancien député, responsable politique et dignitaire Sawa, Joseph DIPITA POKOSSY DOUMBE est sans doute une des figures emblématiques de Douala 5ème. De retour au CAMEROUN en 1960, il n’entre pas dans la fonction publique, mais est encouragé par le gouvernement à s’installer comme pharmacien. Il crée ainsi la pharmacie d’Akwa à l’avenue, l’une des deux premières officines de la place appartenant aux camerounais. L’autre pharmacie était l’œuvre de Mr. Rodolphe TOKOTO, premier maire de DOUALA en 1960. Plus tard, POKOSSY DOUMBE deviendra propriétaire de la pharmacie du Centre à DOUALA. Sa carrière politique commence dès les années 1960 comme Président de la JUC (Jeunesse de l’Union Camerounaise). Ensuite comme Conseiller municipal. Le 7 juin 1970 il est élu député à l’Assemblée Nationale Fédérale et y siégera jusqu’en 1973. Il devient Délégué du Gouvernement auprès de la Communauté urbaine de DOUALA le 13 avril 1989, fonction qu’il occupera jusqu’au 27 février 1996. Grand Officier de l’Ordre de la Valeur, Joseph DIPITA POKOSSY DOUMBE était père de 9 enfants et marié à Elise NDONGO MOUTOME, députée à l’Assemblée Nationale du CAMEROUN, ancienne Maire-Adjointe de DOUALA 5ème. Il y a exactement un an le 28 avril 2021 Joseph DIPITA POKOSSY DOUMBE nous quittait. Ses obsèques se sont déroulées en présence du représentantpersonnel du chef de l’Etat.

Conrad MBODY

Chef supérieur du Canton Bassa du Wouri (1967-2003)
Sa Majesté Conrad MBODY, Chef supérieur du canton Bassa du Wourri a d’illustre mémoire, vu le jour le 14 Mai 1914 à
Ndogbong, la commune « capitale » du Canton Bassa du Wouri. Rappelons que ce canton bassa rassemble la communauté la
plus importante démographiquement et territorialement dans le Département du Wouri. Rompu à la pratique du pouvoir, l’autorité de S.M. Conrad MBODY sur son peuple et sur ceux du département était avéré durant ses 36 ans de règne. Homme engagé et déterminé, l! était de tous les fronts pour la défense des intérêts de son peuple et du royaume. Cette volonté se fondait certainement suite à l’injustice subie de la part de l’administration coloniale qui rejeta sa première désignation en 1941.
Dès lors, son combat pour son canton ne connut plus de répit. A partir de cet instant, il défendit et gagna toutes les causes, toutes les luttes de la vie, C.A.D, les intérêts de sa famille, de son peuple et du département en général. Rien ne résistera plus au Chef MBODY dès son accession au pouvoir en 1967 jusqu’à son extinction en Mai 2003. Selon son installateur au pouvoir, Mr ETAPA, Préfet du Wouri, « SM MBODY est un homme d’une rare pondération. Un homme dont les prises de position ressemblaient à celles d’un médiateur entre DIEU et les hommes ». Parlant de lui, Joseph Dipita Pokossy DOUMBE, ancien Délégué du Gouvernement du Littoral, souhaitera que « Puissent les lumières du passé éclairer les chemins du futur » pour la descendance du disparu. Pour Samuel KONDO Pt, de la Convention du peuple Sawa du Wouri, « le peuple Sawa perd un artisan infatigable du dialogue et de la paix ». Pour SM. MADIBA SONGUE, Chef du Canton BAKOKO du WOURI, le Chef MBODY « Est un Caméléon par sa prudence, d’où sa longévité et sa sagesse légendaires ». Il relève sa mansuétude de lui avoir rétrocéder le trône des Bakoko dont il assurait l’intérim depuis de nombreuses années. Le Chef EKWALA ESSAKA, Roi des DEIDO, pense quant à lui que le monarque patriarche des bassas était « l’archétype même du chauvinisme de la philosophie
du NGONDO des SAWA… ». Madame Françoise FONING, Député-Maire RDPC du Wouri enfin, s’exclamait ainsi parlant de cet homme charismatique « Voilà un homme dont le seul souci ne tournait qu’autour de la pacification du pays, du canton, du grand Sawa, bref un chantre de la stabilité politique du Cameroun ». Grand Cordon de l’ORDRE de la VALEUR, SM Conrad MBODY mérite bien le sobriquet affectueux de ses enfants de « READER FAMILIA », ou « Sauveur des familles », en langue germanique. Sa relève est aujourd’hui assurée depuis le 10 mai 2008 par son digne fils, SM Gaston MBODY EPEE, avocat de
son état. Il mène aujourd’hui la lourde barque des Bassas du Wouri avec méthode et prestige hérités de son illustre géniteur.

Françoise FONING TSOBGNY

Hommage à une pionnière Elle n’est pas la première à occuper le siège de Maire de la Commune d’arrondissement de Douala 5ème. Elle en est pourtant demeurée la principale figure emblématique. Même le temps qui passe, n’a en rien entamé sa popularité, depuis sa disparition brutale il y a quelques années.

En cette fatidique journée du 23 janvier 2015, l’honorable Françoise FONING quittait la scène. Emportée par les suites d’un accident de la circulation. La nouvelle, répandue comme un feu de brousse, a laissé tous les habitants de la commune de Douala 5ème sous le choc, sans voix. Cinq années après, le temps est passé, la plaie s’est cicatrisée, mais l’émotion est restée intacte, l’affection des habitants de la commune pour leur Maire aussi. Il n’y a qu’à voir avec quelle ferveur les populations venues de tous les quartiers de la commune et bien au-delà, ont pris part aux activités ayant marqué les trois jours de commémoration du 27 au 29 octobre 2019. Match de gala de football entre moto-taximen de la commune et l’association sportive Bafou de Douala ; remise par le comité d’organisation d’un important don en matériels et équipements hospitaliers au Centre médicalisé d’arrondissement (CMA) de Bépanda où est opérationnel un « Pavillon François FONING » en plus de la modernisation des toilettes, le don était constitué d’un important lot de matériels de petite chirurgie, etc… 

En cette fatidique journée du 23 janvier 2015, l’honorable Françoise FONING quittait la scène. Emportée par les suites d’un accident de la circulation. La nouvelle, répandue comme un feu de brousse, a laissé tous les habitants de la commune de Douala 5ème sous le choc, sans voix. Cinq années après, le temps est passé, la plaie s’est cicatrisée, mais l’émotion est restée intacte, l’affection des habitants de la commune pour leur Maire aussi. Il n’y a qu’à voir avec quelle ferveur les populations venues de tous les quartiers de la commune et bien au-delà, ont pris part aux activités ayant marqué les trois jours de commémoration du 27 au 29 octobre 2019. Match de gala de football entre moto-taximen de la commune et l’association sportive Bafou de Douala ; remise par le comité d’organisation d’un important don en matériels et équipements hospitaliers au Centre médicalisé d’arrondissement (CMA) de Bépanda où est opérationnel un « Pavillon François FONING » en plus de la modernisation des toilettes, le don était constitué d’un important lot de matériels de petite chirurgie, etc… 

Le clou de ces trois jours de commémoration devait être la cérémonie officielle de baptême de la rue Françoise FONING qui finalement n’interviendra que plus tard. La rue qui portera désormais le nom de Françoise FONING est la rue N° 55080 qui part du carrefour lieudit « Entrée Bépanda » au carrefour BOCOM Missokè. Elle est longue de 3,5 km. Une vie aux activités pluridimensionnelles, l’archétype de la self-made-woman L’honorable Françoise FONING TSOBGNY était originaire de Bafou, département de la Menoua dans la région de l’Ouest du Cameroun. Née à Dschang en 1948, elle a mené une vie aux activités pluridimensionnelles. Beaucoup la considèrent comme l’archétype de la self-madewoman. Femme d’affaire avisée, elle a pu se hisser au sommet en devenant la présidente mondiale des femmes d’affaires. . Elle est à l’origine de la création du GFAC, le Groupement des femmes d’affaires du Cameroun qu’elle a présidé jusqu’à sa disparition brutale ce 23 janvier 2015 Le New Style, est son tout premier restaurant, créé en 1967. Ce restaurant aura tellement de succès qu’il est devenu le nom d’un quartier à Douala. Elle a par la suite successivement dirigé une société de taxis de 150 véhicules ; ouvert une société d’extractions de graviers ; créé une société d’import -export alimentaire, une usine de meubles, racheté une clinique… Elle a également participé à des projets tels que la fabrication de médicaments, la construction de bâtiments et de routes etc… Cette femme de poigne, au parcours atypique, s’est beaucoup investie dans le champ politique. Elle aura marqué de sa haute stature le landerneau politique de Douala, la bouillante capitale économique du Cameroun. Pilier sûr et incontournable du parti au pouvoir le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) à Douala, elle a fait preuve d’un loyalisme sans faille tout au long de sa vie militante. Présidente départementale de l’organisation des femmes du RDPC, elle a été Députée du Wouri de 1997 à 2007, puis de 2002 à 2015. Elle a occupé le siège de Maire de Douala 5 ème de 2002 à 2015. Un des axes les plus passants du quartier Bépanda vient d’être baptisé du nom de Françoise Foning, en attendant le meilleur qui est certainement à venir. Il s’agit de la rue N°55 088 qui va du lieudit « Entrée Bépanda » à la station services Bocom Missokè. Grand Officier du Mérite Camerounais, l’honorable Françoise FONING TSOBGNY portait également divers titres de notabilité dans plusieurs chefferies traditionnelles à travers le Cameroun. Elle était Reine de la Cour Royale à la chefferie Bafou Maa Mefoo Nkong la’a, Mieuh-Fo’o à la chefferie de Menouet à Foto ; Njih dans la cour royale du Sultan roi des Bamouns. 

Il était une fois « La Mère »…